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Mon enfant est harcelé à l'école : que faire, dans quel ordre ?

Réponds à quatre questions : tu reçois un plan d’action daté, dans l’ordre, et un courrier à la direction déjà rédigé avec tes réponses.

  • Les démarches de service-public et du programme pHARe, dans l’ordre
  • Un courrier prêt à envoyer au principal ou au directeur
  • Rien n’est envoyé ni enregistré, tout reste sur ton appareil

Sources : Service-public.gouv.fr (F31985), loi du 2 mars 2022, programme pHARe (circulaire du 2 février 2024), e-Enfance (3018) · Vérifié le 13 octobre 2026

Harcèlement

Par quoi commencer ?

Ce qu’il subit (plusieurs choix possibles)
L’école est-elle prévenue ?
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Ton enfant t’a dit, ou tu as compris, que quelque chose ne va pas à l’école. Tu ne sais pas par où commencer, ni qui appeler en premier. Réponds aux quatre questions ci-dessus : l’outil te remet un plan d’action daté, dans l’ordre, et un courrier au directeur ou au chef d’établissement déjà rédigé avec tes réponses. Tout se passe dans ton navigateur, rien n’est envoyé ni enregistré.


L’essentiel

Selon la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Éducation nationale (note d’information 25.43, juillet 2025), lors de la dernière série comparable, en novembre 2024, 3 % des écoliers, 5 % des collégiens et 3 % des lycéens décrivaient des situations s’apparentant à du harcèlement scolaire. La note de juin 2026 sur la journée de novembre 2025 donne 3 % des écoliers, 4 % des collégiens et 2 % des lycéens, mais la DEPP prévient que ces résultats ne sont pas comparables : le questionnaire n’était plus anonyme. Le 3018, numéro national gratuit et anonyme, répond 7 jours sur 7 de 9 h à 23 h. Le harcèlement scolaire est un délit depuis la loi du 2 mars 2022.

Que faire quand son enfant est harcelé à l’école ?

Selon service-public.gouv.fr (fiche vérifiée le 4 novembre 2025), un parent d’élève victime doit contacter la direction de l’établissement, qui est tenue de suivre un protocole de prise en charge, et peut appeler le 3018. Concrètement : écouter l’enfant sans le juger, noter les faits datés, garder les preuves, puis écrire à la direction pour demander un rendez-vous, sans contacter l’auteur ni sa famille.

Cette ligne de conduite est celle que suit l’outil. Elle s’ajuste à ta situation : le plan n’est pas le même pour un enfant de CE2 et pour un collégien, ni selon que l’école est déjà prévenue ou non, ni selon que les faits ont lieu en ligne. Pour comprendre ce qu’est le harcèlement, ses signes et le cadre légal, le guide complet sur le harcèlement scolaire reprend le sujet dans son ensemble.

Qui contacter en cas de harcèlement à l’école ?

Selon service-public.gouv.fr et justice.fr (2025), les personnes à joindre sont, dans l’ordre : la direction de l’école ou de l’établissement, puis, si la situation ne s’améliore pas, les référents harcèlement départementaux et académiques, interlocuteurs privilégiés des familles. Le 3018 reste joignable à tout moment, pour un conseil comme pour un signalement, sans avoir à donner son nom.

Tu esPremier contactEnsuite
Parent d’un enfant en écoleLe directeur ou la directrice, par écritInspection de la circonscription et référent harcèlement de la DSDEN
Parent d’un collégien ou d’un lycéenLe chef d’établissement, avec le CPE et le professeur principalRéférent harcèlement de la DSDEN ou de l’académie
Faits en ligne (tous niveaux)Le 3018, puis la directionPlateformes concernées, plainte

Le professeur ou le CPE peuvent être une bonne première porte pour un enfant, mais c’est la direction qui déclenche le protocole : d’où le courrier écrit.

Comment signaler un harcèlement scolaire ?

Selon service-public.gouv.fr (2025), quand un chef d’établissement est informé de faits pouvant constituer un harcèlement, il reçoit l’élève, met en place des mesures de protection, informe les parents, reçoit séparément les auteurs et les témoins, puis signale la situation sur l’application « Faits établissement ». En cas de harcèlement grave et persistant, il doit informer le procureur de la République.

Ce protocole s’inscrit dans le programme pHARe, généralisé dans les écoles, collèges et lycées, et précisé par la circulaire du 2 février 2024. Tu n’as rien à prouver de façon définitive : le rôle de l’établissement est justement d’établir les faits. Ce qui aide, c’est un récit daté et des preuves conservées.

Un point de vigilance : aucun texte ne fixe de délai de réponse à la famille. Les dates du plan (48 heures, 8 jours, 15 jours) sont des repères de bonne conduite proposés par Mira, pas des obligations.

Faut-il porter plainte, et que risque l’auteur ?

Selon service-public.gouv.fr (2025), la victime, accompagnée de son représentant légal, dispose de 6 ans après les faits pour porter plainte, au commissariat, à la gendarmerie ou par courrier au procureur. Un mineur de moins de 13 ans ne va ni en prison ni ne paie d’amende ; à partir de 13 ans, la peine peut aller jusqu’à 1 an et demi de prison et 7 500 € d’amende.

La plainte n’est pas un préalable : on peut d’abord passer par l’établissement, et beaucoup de situations se règlent à ce stade. Elle devient une option sérieuse quand les faits persistent, en cas de blessures, ou quand l’établissement ne réagit pas. Un certificat médical qui décrit les lésions pèse alors dans le dossier. Pour le cas inverse, celui d’un enfant qui harcèle les autres, notre guide si mon enfant est l’auteur explique ce que l’on peut faire sans le condamner.

Et si les faits ont lieu en ligne ?

Selon l’association e-Enfance et le 3018 (2025), le cyberharcèlement prolonge les faits en dehors de l’école, à toute heure, ce qui justifie d’agir sans attendre : captures d’écran datées, aucune réponse aux messages, appel au 3018. Le plan de l’outil place cette étape en tête quand tu coches « Messages, réseaux sociaux, photos ». Pour le détail, voir notre article sur le cyberharcèlement de l’enfant.

Et si mon enfant refuse d’aller à l’école ?

Un refus d’aller à l’école peut être un signe de harcèlement, mais pas toujours : il peut avoir d’autres causes. Dans les deux cas, il mérite d’être pris au sérieux et d’être parlé avec le médecin traitant. Notre article sur la phobie scolaire et le refus scolaire anxieux détaille les démarches. Si ton enfant a déjà un besoin particulier (trouble des apprentissages, handicap, maladie), le comparateur PPRE, PAP, PPS et PAI t’aide à voir les aménagements possibles.

Ce que l’outil fait et ne fait pas

L’outil ordonne des démarches officielles et rédige un courrier : il ne pose aucun diagnostic, ne mesure aucune « gravité » et ne remplace ni l’écoute de ton enfant, ni un professionnel de santé, ni un avocat. Il ne stocke rien : si tu fermes la page, tes réponses disparaissent, alors copie le courrier ou télécharge le PDF avant de partir.

Questions fréquentes

Comment savoir si c’est du harcèlement ou une simple dispute ?

Selon service-public.gouv.fr (2025), il y a harcèlement scolaire quand un élève subit de manière répétée des violences verbales, morales ou physiques de la part d’un ou plusieurs autres élèves. La répétition est le critère central : une dispute isolée entre deux camarades de force égale n’en est pas. Dans le doute, note les faits et parles-en à la direction, qui qualifiera la situation.

Le courrier doit-il être envoyé en recommandé ?

Non, les sources officielles consultées n’imposent aucune forme précise. Un mail avec accusé de lecture ou une lettre remise en main propre contre décharge suffisent pour dater ta démarche. Le recommandé avec accusé de réception est utile en cas de relance restée sans réponse, car il apporte une preuve d’envoi, mais rien ne l’exige pour prévenir l’établissement.

Que faire si l’école minimise ou ne réagit pas ?

Relance par écrit en rappelant la date de ton premier signalement, puis contacte le référent harcèlement de ton département ou de ton académie, que service-public.gouv.fr présente comme interlocuteur privilégié des familles. Le 3018 peut aussi te conseiller. Si les faits continuent, tu peux déposer plainte : le délai est de 6 ans après les faits.

Faut-il changer mon enfant d’école ?

Ce n’est pas la première réponse à envisager, car elle peut donner à l’enfant le sentiment d’être puni. Selon service-public.gouv.fr (2025), c’est plutôt l’auteur qui peut être sanctionné, jusqu’à l’exclusion définitive ou au changement d’établissement quand son comportement met en danger les autres. Un changement d’école reste une décision de famille, à discuter avec l’enfant et l’équipe éducative.

Puis-je contacter les parents de l’autre enfant ?

Non, la consigne officielle de service-public.gouv.fr est de ne pas tenter de gérer le problème toi-même en contactant l’auteur des faits. La rencontre des familles se fait par l’établissement, qui reçoit séparément les auteurs, les témoins et leurs parents. Passer par la direction protège aussi ton enfant et laisse une trace écrite de la situation.

Mes réponses sont-elles conservées ?

Non. L’outil fonctionne entièrement dans ton navigateur : aucune réponse, aucun nom, aucun fait n’est envoyé à Mira ni enregistré, pas même dans le navigateur. Si tu fermes ou actualises la page, tout disparaît. Pense donc à copier le courrier ou à télécharger le PDF avant de quitter la page.

Sources

Les outils qui vont avec