Prénoms bretons : la liste, vérifiée dans les registres de Bretagne
En Bretagne, donner un prénom n'a jamais été un geste anodin : il ancre l'enfant dans une lignée de saints fondateurs, de rois légendaires et de figures de la mythologie celtique, transmise depuis des siècles par la langue bretonne elle-même. Loin d'être un particularisme régional en déclin, cette tradition connaît aujourd'hui une vitalité rare : Maël, Ewen, Malo ou Gwendal comptent parmi les prénoms les plus donnés dans toute la France, bien au-delà des frontières de la Bretagne historique. Cette page va plus loin que les classements nationaux habituels : elle croise cette liste avec les statistiques INSEE réelles, département par département, pour montrer où ces prénoms sont vraiment nés et où ils se sont le plus largement diffusés. Un travail de vérité chiffrée qu'aucun autre site ne propose.
Ce qui rend cette page unique : chaque prénom de la liste est vérifié dans le fichier départemental officiel de l'INSEE. Vous voyez donc combien d'enfants l'ont réellement reçu dans la région (363 670 naissances enregistrées entre 2015 et 2024 sur la zone), et notre indice de régionalité vous dit s'il y est vraiment plus donné qu'ailleurs, ou s'il n'a de régional que la réputation.
Le top des prénoms bretons aujourd'hui
Les prénoms de la tradition les plus donnés dans la région entre 2020 et 2024 :
| Prénom | Genre | Naissances 2020-2024 (région) | Indice de régionalité |
|---|---|---|---|
| Malo | garçon | 1 460 | x 2,8 |
| Maël | garçon | 1 285 | x 1,2 |
| Ewen | garçon | 500 | x 3,9 |
| Yuna | fille | 335 | x 4,2 |
| Mona | fille | 245 | x 3,5 |
| Maïwenn | fille | 220 | x 3,6 |
| Maïna | fille | 210 | x 3,1 |
| Titouan | garçon | 205 | x 3,8 |
| Armel | garçon | 195 | x 6,9 |
| Lilwenn | fille | 185 | x 11 |
| Enora | fille | 160 | x 2,5 |
| Bleuenn | fille | 155 | x 13,5 |
| Corentin | garçon | 145 | x 2,1 |
| Elouan | garçon | 145 | x 5,3 |
| Gaël | mixte | 135 | x 1,3 |
| Erell | fille | 120 | x 13,4 |
| Ewenn | garçon | 115 | x 6,4 |
| Youna | fille | 110 | x 11,7 |
| Awen | garçon | 105 | x 13,2 |
| Youenn | garçon | 100 | x 14,5 |
Les plus typiques : l'indice de régionalité
L'indice compare la part du prénom dans les naissances de la région à sa part dans la France entière (2015-2024). Un indice de 10 signifie « dix fois plus donné ici qu'ailleurs » :
| Prénom | Indice | Naissances 2015-2024 (région) | Repère culturel |
|---|---|---|---|
| Youenn | x 14,5 | 270 | Forme bretonne rattachée à Yves, l'une des plus identitaires aujourd'hui. |
| Aziliz | x 14,5 | 155 | Forme bretonne de Cécile. |
| Awena | x 14,5 | 145 | Dérivé d'awen, l'inspiration poétique dans les traditions celtiques bretonne et galloise. |
| Sterenn | x 14,5 | 95 | Signifie étoile en breton. |
| Loeiza | x 14,5 | 105 | Forme féminine bretonne de Louis. |
| Klervi | x 14,5 | 60 | Sœur légendaire de saint Guénolé dans la tradition hagiographique de Cornouaille. |
| Gurvan | x 14,5 | 55 | Ancien prénom masculin souvent rattaché à gour (l'homme), en nette progression ces dernières années. |
| Alwena | x 13,9 | 225 | Féminin breton contemporain sur la finale -wena, de gwenn, blanc. |
| Bleuenn | x 13,5 | 325 | De bleuñv, la fleur en breton ; sainte Bleuenn est honorée en Cornouaille. |
| Erell | x 13,4 | 230 | Féminin breton remis au goût du jour ; étymologie discutée. |
| Awen | x 13,2 | 195 | L'inspiration du poète et du barde, en breton comme en gallois. |
| Katell | x 13,1 | 140 | Forme bretonne de Catherine. |
| Elouann | x 13,1 | 95 | Variante d'Elouan, très donnée en Bretagne. |
| Eliaz | x 12,6 | 100 | Forme bretonne d'Élie. |
| Aëla | x 12,4 | 145 | Féminin d'Aël, rapproché de ael, l'ange ; étymologie discutée. |
| Azilys | x 12,3 | 85 | Variante graphique d'Aziliz, forme bretonne de Cécile. |
| Mewen | x 12 | 190 | Forme bretonne de saint Méen, fondateur de Saint-Méen-le-Grand. |
| Aël | x 12 | 95 | Prénom breton contemporain, rapproché de ael, l'ange ; étymologie discutée. |
| Youna | x 11,7 | 330 | Féminin breton rattaché à Youn, de la famille d'Yves. |
| Rozenn | x 11,6 | 140 | Signifie rose en breton. |
| Brieuc | x 11,3 | 175 | Saint gallois fondateur de Saint-Brieuc au VIe siècle. |
| Lilwenn | x 11 | 420 | Féminin breton contemporain formé sur gwenn, blanc et sacré. |
| Gwendal | x 10,7 | 70 | Composé de gwenn (blanc, pur) et d'une racine guerrière, prénom masculin en forte hausse. |
| Briac | x 10,6 | 135 | Saint breton du VIe siècle, honoré à Saint-Briac-sur-Mer. |
| Armel | x 6,9 | 340 | Saint fondateur breton à qui la légende attribue la domestication d'un dragon près de Ploërmel. |
La tradition des prénoms bretons
Le fonds des prénoms bretons puise à trois sources étroitement mêlées. La première est la langue bretonne elle-même, une langue celtique parente du gallois et du cornique, dont les racines composent la plupart des prénoms : gwenn (blanc, pur, sacré), mael (prince, chef), ael (ange), bleiz (loup) ou ki (chien) se combinent pour former des noms comme Gwendal, Maël ou Judicaël. La deuxième source est l'immense communauté des saints bretons, plusieurs centaines de figures locales, souvent venues d'outre-Manche (pays de Galles, Cornouailles) aux premiers siècles du christianisme, dont le culte a laissé des chapelles, des paroisses et des prénoms : Ronan, Corentin, Guénolé, Tugdual, Efflam ou Enora en sont les héritiers directs. La troisième source est l'histoire et la mythologie légendaire de l'Armorique, avec des figures comme le roi Riwal, le chef Morvan ou la fée Morgane, qui ont traversé les siècles jusque dans les registres d'état civil contemporains.
Cette tradition a pourtant connu une longue traversée du désert administrative. La loi du 11 germinal an XI (avril 1803) n'autorisait à l'état civil que les prénoms du calendrier républicain ou de l'histoire ancienne, excluant de fait la quasi-totalité de l'onomastique bretonne. Plusieurs générations de familles s'y sont heurtées : le cas le plus emblématique reste celui de Jean-Jacques et Mireille Le Goarnig, qui parviennent entre 1946 et 1955 à faire enregistrer les prénoms bretons de leurs six premiers enfants après de longues démarches, avant de se voir refuser en 1956 celui de leur septième enfant, Adraboran, au seul motif qu'il était breton. Il faudra une instruction générale de 1966 pour élargir la liste des prénoms tolérés, puis surtout la loi du 8 janvier 1993, qui libéralise totalement le choix du prénom en France et met fin à un siècle et demi de restrictions.
L'épisode le plus marquant de ces dernières années reste l'affaire Fañch : en 2017, l'état civil de Quimper refuse d'inscrire ce prénom avec son tilde (ñ), au nom d'une circulaire de 2014 qui n'autorise pas ce signe diacritique. La cour d'appel de Rennes autorise le tilde en novembre 2018, et la Cour de cassation confirme cette décision le 17 octobre 2019, mais sur un vice de procédure et non sur le fond du droit : la question de principe reste donc juridiquement fragile, et la circulaire de 2014 n'a toujours pas été officiellement révisée. Cette bataille symbolique n'a en rien freiné l'engouement pour les prénoms bretons, qui connaissent depuis une dizaine d'années une vague de popularité inédite bien au-delà de la Bretagne : Maël, Ewen, Malo, Gwendal ou Enora s'entendent désormais dans des maternités de toute la France, portés par des parents séduits par leur sonorité douce et leurs racines authentiques, sans lien familial breton nécessaire.
La liste complète, prénom par prénom
- Aël (garçon) : Prénom breton contemporain, rapproché de ael, l'ange ; étymologie discutée. 95 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 12 fois plus donné qu'ailleurs.
- Aëla (fille) : Féminin d'Aël, rapproché de ael, l'ange ; étymologie discutée. 145 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 12,4 fois plus donné qu'ailleurs.
- Alwena (fille) : Féminin breton contemporain sur la finale -wena, de gwenn, blanc. 225 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 13,9 fois plus donné qu'ailleurs.
- Anaïg (fille) : Diminutif breton d'Anna, l'un des prénoms féminins bretons les plus répandus. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Argantael (fille) : Composé d'argant (argent) et ael (ange), prénom rare mais attesté. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Armel (garçon) : Saint fondateur breton à qui la légende attribue la domestication d'un dragon près de Ploërmel. 340 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 6,9 fois plus donné qu'ailleurs.
- Arzhur (garçon) : Forme bretonne d'Arthur, le roi légendaire dont le mythe est profondément enraciné dans les terres celtiques. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Awen (garçon) : L'inspiration du poète et du barde, en breton comme en gallois. 195 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 13,2 fois plus donné qu'ailleurs.
- Awena (fille) : Dérivé d'awen, l'inspiration poétique dans les traditions celtiques bretonne et galloise. 145 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 14,5 fois plus donné qu'ailleurs.
- Azenor (fille) : Figure légendaire bretonne, mère de saint Budoc selon la tradition. 10 naissances dans la région entre 2015 et 2024.
- Aziliz (fille) : Forme bretonne de Cécile. 155 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 14,5 fois plus donné qu'ailleurs.
- Azilys (fille) : Variante graphique d'Aziliz, forme bretonne de Cécile. 85 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 12,3 fois plus donné qu'ailleurs.
- Bleiz (garçon) : Signifie loup en breton. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Bleuenn (fille) : De bleuñv, la fleur en breton ; sainte Bleuenn est honorée en Cornouaille. 325 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 13,5 fois plus donné qu'ailleurs.
- Briac (garçon) : Saint breton du VIe siècle, honoré à Saint-Briac-sur-Mer. 135 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 10,6 fois plus donné qu'ailleurs.
- Brieuc (garçon) : Saint gallois fondateur de Saint-Brieuc au VIe siècle. 175 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 11,3 fois plus donné qu'ailleurs.
- Corentin (garçon) : Premier évêque légendaire de Quimper, associé dans la tradition à un poisson merveilleux. 445 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 2,1 fois plus donné qu'ailleurs.
- Divi (garçon) : Forme bretonne de saint David, saint patron du pays de Galles. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Efflam (garçon) : Saint gallois venu évangéliser l'Armorique, associé à la légende du dragon de Lannion. 5 naissance dans la région entre 2015 et 2024.
- Eliaz (garçon) : Forme bretonne d'Élie. 100 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 12,6 fois plus donné qu'ailleurs.
- Elouan (garçon) : Saint breton, honoré notamment dans les Côtes-d'Armor. 365 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 5,3 fois plus donné qu'ailleurs.
- Elouann (garçon) : Variante d'Elouan, très donnée en Bretagne. 95 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 13,1 fois plus donné qu'ailleurs.
- Enora (fille) : Signifie honneur en breton, du nom d'une sainte légendaire épouse de saint Efflam. 430 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 2,5 fois plus donné qu'ailleurs.
- Énora (fille) : Variante d'Enora, de sainte Azénor. 130 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 3,6 fois plus donné qu'ailleurs.
- Erell (fille) : Féminin breton remis au goût du jour ; étymologie discutée. 230 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 13,4 fois plus donné qu'ailleurs.
- Erwan (garçon) : Forme bretonne d'Yves, saint patron des Bretons et des avocats. 230 naissances dans la région entre 2015 et 2024.
- Erwana (fille) : Forme féminine d'Erwan. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Erwann (garçon) : Variante d'Erwan, forme bretonne d'Yves. 65 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 3,1 fois plus donné qu'ailleurs.
- Even (garçon) : Ancienne variante graphique d'Erwan, plus rare que Ewen mais bien attestée en Bretagne. 15 naissances dans la région entre 2015 et 2024.
- Ewen (garçon) : Variante d'Erwan très en vogue depuis les années 2000, rattachée à la même racine qu'Yves. 1 290 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 3,9 fois plus donné qu'ailleurs.
- Ewenn (garçon) : Variante d'Ewen, de la même famille qu'Erwan. 325 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 6,4 fois plus donné qu'ailleurs.
- Fañch (garçon) : Forme bretonne de François, rendue célèbre par la bataille juridique menée pour faire reconnaître son tilde à l'état civil. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Gaël (mixte) : Se rattache au nom des Gaëls, peuple celtique ; porté aussi bien par des garçons que par des filles en Bretagne. 250 naissances dans la région entre 2015 et 2024.
- Gaëlle (fille) : Se rattache au nom des Gaëls, peuple celtique dont la Bretagne se revendique héritière. 20 naissances dans la région entre 2015 et 2024.
- Gildas (garçon) : Saint Gildas le Sage, moine et chroniqueur breton du sixième siècle. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Goulven (garçon) : Saint évêque fondateur du pays de Léon. 5 naissance dans la région entre 2015 et 2024.
- Gurvan (garçon) : Ancien prénom masculin souvent rattaché à gour (l'homme), en nette progression ces dernières années. 55 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 14,5 fois plus donné qu'ailleurs.
- Gwenaëlle (fille) : Composée de gwenn (blanche, pure) et ael (ange). Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Gwendal (garçon) : Composé de gwenn (blanc, pur) et d'une racine guerrière, prénom masculin en forte hausse. 70 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 10,7 fois plus donné qu'ailleurs.
- Gwenn (fille) : Signifie blanche, pure, sacrée en breton, racine de très nombreux prénoms composés. 5 naissance dans la région entre 2015 et 2024.
- Gwennyn (fille) : Diminutif formé sur gwenn (blanche, pure). Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Gwenola (fille) : Forme féminine liée à saint Guénolé. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Gwenolé (garçon) : Forme du prénom de saint Guénolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Hervé (garçon) : Saint Hervé, barde aveugle de la tradition populaire, souvent représenté accompagné d'un loup. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Ivona (fille) : Forme bretonne d'Yvonne, féminin d'Yves. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Judicaël (garçon) : Roi breton du septième siècle devenu moine, prénom traditionnellement associé à la générosité au combat. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Katell (fille) : Forme bretonne de Catherine. 140 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 13,1 fois plus donné qu'ailleurs.
- Klervi (fille) : Sœur légendaire de saint Guénolé dans la tradition hagiographique de Cornouaille. 60 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 14,5 fois plus donné qu'ailleurs.
- Konan (garçon) : Prénom porté par plusieurs ducs de Bretagne au Moyen Âge. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Kristell (fille) : Forme bretonne de Christelle, bâtie sur kristen (chrétien). Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Lilwenn (fille) : Féminin breton contemporain formé sur gwenn, blanc et sacré. 420 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 11 fois plus donné qu'ailleurs.
- Loeiz (garçon) : Forme bretonne de Louis. 25 naissances dans la région entre 2015 et 2024.
- Loeiza (fille) : Forme féminine bretonne de Louis. 105 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 14,5 fois plus donné qu'ailleurs.
- Maël (garçon) : Signifie prince ou chef en breton, l'un des prénoms bretons les plus donnés en France aujourd'hui. 2 740 naissances dans la région entre 2015 et 2024.
- Maho (garçon) : Variante de Mahé, forme bretonne de Matthieu. 130 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 3,6 fois plus donné qu'ailleurs.
- Maïna (fille) : Diminutif breton rattaché à Marie ; étymologie discutée. 425 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 3,1 fois plus donné qu'ailleurs.
- Maïwenn (fille) : Contraction de mai et de gwenn (blanche), popularisée par la réalisatrice du même nom. 545 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 3,6 fois plus donné qu'ailleurs.
- Malo (garçon) : Nom du moine gallois évangélisateur qui a donné son nom à la ville de Saint-Malo. 2 740 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 2,8 fois plus donné qu'ailleurs.
- Mewen (garçon) : Forme bretonne de saint Méen, fondateur de Saint-Méen-le-Grand. 190 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 12 fois plus donné qu'ailleurs.
- Mona (fille) : Prénom féminin breton ancien, traditionnellement rapproché de l'idée d'unicité, signification discutée. 415 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 3,5 fois plus donné qu'ailleurs.
- Morgan (mixte) : Signifie né de la mer en breton, prénom historiquement masculin devenu aussi féminin sous la forme Morgane. 210 naissances dans la région entre 2015 et 2024.
- Morgane (fille) : Signifie née de la mer, nom porté par la fée de la légende arthurienne. 180 naissances dans la région entre 2015 et 2024.
- Morvan (garçon) : Nom du dernier chef breton connu à avoir résisté à l'autorité franque, au neuvième siècle. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Nedeleg (garçon) : Signifie Noël en breton. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Ninog (fille) : Sainte bretonne légendaire, éponyme de plusieurs paroisses de Bretagne. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Nolwenn (fille) : Signification proche de sacrée et blanche, popularisée par la chanteuse Nolwenn Leroy. 155 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 5,6 fois plus donné qu'ailleurs.
- Riwal (garçon) : Premier roi légendaire de la Bretagne armoricaine selon les chroniques médiévales. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Riwanon (fille) : Ancien prénom féminin rattaché à la racine royale ri (roi), signification discutée. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Ronan (garçon) : Signifie petit phoque en breton, du nom du saint patron de la tromenie de Locronan. 35 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 3,3 fois plus donné qu'ailleurs.
- Rozenn (fille) : Signifie rose en breton. 140 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 11,6 fois plus donné qu'ailleurs.
- Salaün (garçon) : Forme bretonne de Salomon, portée par une figure célèbre de la piété populaire bretonne, Salaün ar Fol. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Soizic (fille) : Diminutif breton de Françoise. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Solenn (fille) : Signifie digne ou solennelle en breton. 50 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 6,9 fois plus donné qu'ailleurs.
- Sterenn (fille) : Signifie étoile en breton. 95 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 14,5 fois plus donné qu'ailleurs.
- Tangi (garçon) : Saint breton fondateur, à qui la tradition orale attribue la légende d'un dragon vaincu. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Tifenn (fille) : Prénom féminin breton court, popularisé au vingtième siècle, signification discutée. 15 naissances dans la région entre 2015 et 2024.
- Titouan (garçon) : Diminutif d'Antoine à la sonorité bretonne, popularisé par le navigateur Titouan Lamazou. 685 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 3,8 fois plus donné qu'ailleurs.
- Tugdual (garçon) : L'un des sept saints fondateurs traditionnels de la Bretagne. Très rare à l'état civil ces dix dernières années (moins de 3 naissances par an).
- Yann (garçon) : Forme bretonne de Jean, l'un des prénoms les plus portés en Bretagne depuis des siècles. 245 naissances dans la région entre 2015 et 2024.
- Yoann (garçon) : Autre variante bretonne de Jean, très portée en Bretagne au vingtième siècle. 15 naissances dans la région entre 2015 et 2024.
- Youenn (garçon) : Forme bretonne rattachée à Yves, l'une des plus identitaires aujourd'hui. 270 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 14,5 fois plus donné qu'ailleurs.
- Youna (fille) : Féminin breton rattaché à Youn, de la famille d'Yves. 330 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 11,7 fois plus donné qu'ailleurs.
- Yuna (fille) : Variante de Youna ; sainte Yuna est honorée dans le Léon. 610 naissances dans la région entre 2015 et 2024, 4,2 fois plus donné qu'ailleurs.
Notre méthode
La liste culturelle est établie à partir des sources citées en bas de page, puis chaque prénom est croisé avec le fichier départemental des prénoms de l'INSEE (édition 2025, données par département et par année). Périmètre retenu : Bretagne (avec la Loire-Atlantique). L'indice de régionalité n'est calculé que si le volume est suffisant (au moins 30 naissances nationales et 15 régionales sur 2015-2024) pour éviter les faux signaux. L'INSEE ne publie pas les prénoms donnés moins de 3 fois par an : les prénoms les plus confidentiels de la tradition apparaissent donc sans chiffre, ce qui est déjà une information.
Pour explorer au-delà de la région : l'explorateur de prénoms INSEE (5 000+ prénoms, courbes et comparateur), le générateur de prénoms, nos tendances 2027 et nos sélections calculées (rares, anciens, mixtes, courts). Et les autres terroirs : prénoms basques, prénoms corses, prénoms alsaciens, prénoms provençaux, prénoms occitans.
Questions fréquentes
Quels sont les prénoms bretons les plus donnés aujourd'hui ?
Dans les registres INSEE de la région (Bretagne (avec la Loire-Atlantique)), les prénoms bretons de notre liste les plus donnés entre 2020 et 2024 sont Malo, Maël, Ewen, Yuna, Mona, Maïwenn. Le classement complet, avec le nombre réel de naissances, est dans le tableau ci-dessus : aucune estimation, uniquement l'état civil.
Quel est le prénom le plus typiquement breton ?
Selon notre indice de régionalité, Youenn arrive en tête : il est donné environ 14,5 fois plus souvent dans la région que dans la France entière. Suivent Aziliz, Awena, Sterenn. Cet indice compare la part du prénom dans les naissances régionales à sa part nationale (2015-2024).
Peut-on utiliser le tilde (Fañch) ou les signes bretons à l'état civil ?
Le droit reste incertain et fragile. La circulaire du 23 juillet 2014 n'autorise, dans les actes d'état civil français, que les points, accents et cédilles reconnus par la langue française, ce qui exclut le tilde. Dans l'affaire Fañch, la cour d'appel de Rennes a autorisé ce prénom avec son tilde en novembre 2018, et la Cour de cassation a confirmé cette décision le 17 octobre 2019, mais uniquement pour un motif de procédure, sans trancher la question de principe. Une loi de 2021 qui aurait ouvert la voie aux signes diacritiques régionaux a ensuite été censurée par le Conseil constitutionnel au nom de l'article 2 de la Constitution, le français étant la langue de la République, et le gouvernement a confirmé en mars 2024, en réponse à une question parlementaire, qu'aucune modification de la circulaire de 2014 n'était envisagée. En pratique, certains tribunaux se montrent plus souples au cas par cas, mais aucune règle nationale stable ne garantit aujourd'hui l'acceptation du tilde ou d'autres signes bretons à l'état civil.
Quelle différence entre prénom breton et prénom celtique ?
Un prénom breton est un prénom formé dans la langue bretonne elle-même ou porté par une figure de l'histoire ou de l'hagiographie de Bretagne, comme Maël, Ronan ou Enora. Un prénom celtique est une catégorie plus large qui inclut aussi les prénoms issus des autres langues celtiques, le gallois, le cornique ou le gaélique irlandais et écossais : tous les prénoms bretons sont celtiques, mais tous les prénoms celtiques ne sont pas bretons. Des prénoms comme Arzhur (Arthur) ou Divi (David) illustrent bien cette parenté, puisqu'ils sont partagés, sous des formes voisines, par plusieurs traditions celtiques insulaires et continentales.
Sources culturelles : Wikipédia, Affaire Fañch · Wikipédia, Liste de prénoms bretons · Office public de la langue bretonne, Choisir un prénom en breton · Assemblée nationale, question n15402 sur la reconnaissance du tilde · Wikipédia, Jean-Jacques et Mireille Le Goarnig. Statistiques : INSEE, Fichier des prénoms par département (édition 2025, licence ouverte Etalab), calculs Mira, juillet 2026.