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Mira Mira

Poisson enceinte : peut-on en manger ?

Oui, à condition

Le poisson reste recommandé pendant la grossesse : deux portions par semaine, dont une riche en oméga 3. Ce sont quelques espèces chargées en mercure et les poissons crus, fumés ou marinés qui sont à écarter.

Selon l'ANSES (2022), le poisson reste recommandé deux fois par semaine pendant la grossesse, en associant un poisson gras riche en oméga 3 et un poisson maigre. Santé.fr précise qu'une portion cuite pèse environ 100 grammes. Cinq espèces seulement sont à éviter, espadon, marlin, siki, requin et lamproie, et tout ce qui se mange cru ou fumé attend la naissance.

Poisson : oui, à condition pendant la grossesse

Pourquoi des conditions s'appliquent

C'est la fiche de synthèse du rayon poissonnerie. Le repère de l'ANSES, relayé par Santé.fr et par Santé publique France, est de consommer du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras riche en oméga 3 (sardine, maquereau, hareng, saumon), en variant les espèces et les lieux d'approvisionnement. Le poisson n'est donc pas un aliment à fuir pendant la grossesse, au contraire. Trois réserves seulement. D'abord cinq espèces à éviter totalement pour leur teneur en mercure : espadon, marlin, siki (aussi appelé saumonette), requin et lamproie. Ensuite des espèces à limiter, dont l'anguille, la lotte, le bar, la dorade, la raie et le thon, y compris en conserve. Enfin tout ce qui n'est pas cuit : poissons crus (sushi, sashimi, tarama), poissons fumés comme le saumon fumé ou la truite fumée, poissons marinés et crustacés décortiqués vendus cuits sont à écarter pour le risque de listériose. Un point souvent ignoré : la congélation ne détruit pas la bactérie Listeria, seule la cuisson à coeur le fait. Nos fiches détaillées reprennent chaque cas, du thon en boîte aux huîtres.

Le risque en jeu : méthylmercure et polluants sur certaines espèces, listériose sur les poissons crus, fumés ou marinés.

Quels poissons peut-on manger enceinte ?

La liste officielle tient en quatre idées : privilégier, espacer, écarter, et la cuisson.

ProduitVerdictPourquoi
Poissons gras bien cuits (saumon, sardine, maquereau, hareng, truite) Oui Ils apportent le DHA : un sur les deux portions.
Poissons maigres bien cuits (colin, merlu, cabillaud, sole, anchois) Oui Liste des espèces à favoriser de Santé.fr, chair opaque exigée.
Poissons prédateurs sauvages (thon, lotte, bar, dorade, raie, flétan) À condition À limiter, pas à supprimer : ils concentrent le méthylmercure.
Poissons d'eau douce bio-accumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) À condition Une fois tous les deux mois au maximum : dioxines et PCB.
Espadon, marlin, siki (saumonette), requin, lamproie À éviter Les cinq seules espèces à éviter totalement pendant la grossesse.
Foie de morue et huile de foie de morue À éviter Écarté pour sa vitamine A, pas pour le mercure : la chair reste recommandée.
Poissons crus (sushi, sashimi, tartare) et fumés (saumon, truite, tarama) À éviter Ni fumage, ni sel, ni congélation ne détruisent Listeria : seule la cuisson.
Poisson pané ou poisson surgelé cuit à cœur Oui Le four ou la poêle règlent la question, si le cœur est chaud et opaque.

Le risque en chiffres, pour garder la mesure

Selon Santé publique France, 619 cas de listériose ont été notifiés en 2024, soit 9 cas par million d’habitants. La listériose reste donc une maladie rare, mais les cas augmentent régulièrement depuis 2021. Pour une femme enceinte, cette infection alimentaire justifie quelques précautions simples à table, pas une inquiétude permanente : les gestes de prévention sont connus et efficaces. (Santé publique France, 2024)

Selon Santé publique France, le nombre de listérioses survenant pendant la grossesse reste stable, avec moins d’une cinquantaine de cas par an depuis vingt ans. L’Institut Pasteur retient une fourchette de 30 à 50 formes materno-néonatales annuelles. Autrement dit, la listériose de grossesse reste exceptionnelle en France, et les précautions alimentaires visent justement à la maintenir à ce niveau. (Santé publique France, 1999 à 2024)

Selon l’ANSES, Listeria monocytogenes se multiplie dès -2 °C : c’est une bactérie psychrotrophe, qui continue de croître dans un réfrigérateur. Voilà pourquoi, pendant la grossesse, le froid ne suffit pas à sécuriser une rillette ou un poisson fumé, et pourquoi les dates limites de consommation comptent autant que la température du frigo. (l’ANSES, avril 2020)

Selon l’ANSES, il est recommandé de manger du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras riche en oméga 3 : saumon, sardine, maquereau, hareng ou truite. Cette recommandation vaut aussi pendant la grossesse. Il ne s’agit donc pas de renoncer au poisson, mais de bien choisir les espèces et de varier les provenances. (l’ANSES, 2016)

Selon l’ANSES, cinq espèces sont à éviter pendant la grossesse, l’allaitement et avant trois ans : espadon, marlin, siki, requin et lamproie. Ce sont de grands prédateurs, qui accumulent le méthylmercure tout au long de leur vie. La liste est courte, et elle ne concerne presque aucun poisson du quotidien : le cabillaud, la sardine ou le saumon restent au menu. (l’ANSES, 2016)

Selon l’ANSES, les poissons prédateurs sauvages (lotte, bar, bonite, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon) sont à limiter pendant la grossesse. Les poissons d’eau douce très bio-accumulateurs, comme l’anguille, la carpe ou le silure, se limitent à une fois tous les deux mois. Limiter, ce n’est pas supprimer : il s’agit d’espacer, pas de bannir. (l’Assurance Maladie, d’après l’ANSES, 2026)

Selon l’ANSES, le poisson peut concentrer trois polluants, le méthylmercure, les dioxines et les PCB, et le méthylmercure est toxique pour le système nerveux en développement, donc pour le fœtus. C’est la seule raison des restrictions d’espèces pendant la grossesse. Les qualités nutritionnelles du poisson, protéines, iode, oméga 3, restent elles parfaitement recommandées. (l’ANSES, 2016)

Selon l’ANSES, une femme enceinte évite les poissons crus ou mal cuits, les poissons fumés, les coquillages crus et les crustacés décortiqués vendus cuits, à cause du risque de listériose. Les crustacés peuvent être achetés crus et cuits à la maison. Sushis et tarama attendront donc quelques mois, mais le poisson cuit reste au menu deux fois par semaine. (l’ANSES, 2016)

La condition pour en profiter

Deux portions par semaine dont une de poisson gras, toujours bien cuit, en variant les espèces et les lieux d'approvisionnement.

Les alternatives sûres

Colin, cabillaud, saumon, sardine, maquereau, hareng, truite, merlan, anchois, sole, oeufs de poisson, bien cuits.

Quel poisson manger enceinte, et à quelle fréquence ?

Selon l'ANSES (2022), une femme enceinte gagne à manger du poisson deux fois par semaine, en associant un poisson gras riche en oméga 3 (saumon, sardine, maquereau, hareng) et un poisson maigre (colin, merlu, cabillaud, sole). Santé.fr précise qu'une portion cuite pèse environ 100 grammes. Le mot d'ordre n'est pas d'éviter le poisson, mais de varier les espèces.

Une boîte de sardines le lundi, un dos de cabillaud le jeudi : le repère est couvert. Fiches : saumon frais, thon frais, thon en boîte, liste complète.

Quels poissons sont interdits pendant la grossesse ?

Selon l'ANSES (2022), cinq espèces seulement sont à éviter totalement pendant la grossesse : l'espadon, le marlin, le siki (ou saumonette), le requin et la lamproie. Santé.fr y ajoute le foie de morue, pour sa teneur en vitamine A. Aucun poisson du quotidien n'y figure : cabillaud, colin, sardine et saumon restent au menu.

Consigne de voyage : en zone tropicale, Santé.fr recommande d'éviter les poissons carnivores comme le barracuda ou le mérou, à cause de la ciguatoxine. Le foie est détaillé sur la fiche foie de morue.

Pourquoi le poisson cru est-il déconseillé enceinte ?

Selon Santé.fr (2025), les femmes enceintes sont invitées à ne jamais manger de poisson cru (sushi, sashimi, tarama), de poisson fumé (saumon, truite), de coquillage cru ni de crustacé vendu cuit et décortiqué, à cause de la listériose. Second motif, moins connu : le poisson cru peut héberger des vers parasites.

Chaque cas a sa fiche : sushis, saumon fumé, truite fumée, tarama, surimi. Congeler ne tue pas Listeria.

Les fruits de mer sont-ils permis enceinte ?

Selon Santé.fr (2025), les fruits de mer ne doivent jamais être consommés crus pendant la grossesse, même après congélation, mais ils restent possibles bien cuits : la chair devient complètement opaque. Trois risques, Listeria, les toxines d'algues et l'hépatite A. Les crustacés vendus cuits et décortiqués sont écartés même cuits.

Le détail par produit : fiches moules, huîtres, crevettes. Pour le reste, l'outil Puis-je manger ça enceinte ? répond aliment par aliment.

Vérifiez un autre aliment en un instant

Un doute sur un autre plat ? Notre moteur « Puis-je manger ça enceinte ? » répond en une seconde, avec la source officielle, et la liste complète des aliments interdits et autorisés enceinte se lit d'un coup d'œil, famille par famille. Côté idées reçues, notre guide de l'alimentation pendant la grossesse fait le tri.

Où en êtes-vous ?

Vous hésitez entre semaines d'aménorrhée et semaines de grossesse ? Notre correspondance entre SA, SG et mois de grossesse tranche en une saisie, et notre calendrier de vos examens et démarches de grossesse déroule ensuite chaque examen et chaque démarche depuis vos dernières règles.

Dans la même famille

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Questions fréquentes

Le poisson pané est-il autorisé enceinte ?

Oui, dès lors qu'il est cuit à cœur. Un poisson pané surgelé passé au four ou à la poêle jusqu'à ce que la chair soit chaude et opaque entre même dans les deux portions de poisson hebdomadaires recommandées par l'ANSES. On évite simplement de le sortir encore tiède au centre.

Le poisson surgelé est-il plus sûr que le frais enceinte ?

Pas plus sûr sur le plan bactérien : la congélation détruit les parasites mais pas Listeria. Le surgelé a un autre avantage, la maîtrise de la chaîne du froid depuis la pêche. Frais ou surgelé, c'est la cuisson à cœur qui décide.

Faut-il prendre un complément d'oméga 3 si on ne mange pas de poisson ?

Cela ne se décide pas seule. L'ANSES rappelle que les oméga 3 des poissons gras réduisent le risque d'accouchement prématuré, mais un complément se choisit avec votre sage-femme ou votre médecin : certaines huiles de poisson contiennent aussi de la vitamine A.

Pourquoi faut-il faire attention pendant la grossesse ?

C'est la fiche de synthèse du rayon poissonnerie. Le repère de l'ANSES, relayé par Santé.fr et par Santé publique France, est de consommer du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras riche en oméga 3 (sardine, maquereau, hareng, saumon), en variant les espèces et les lieux d'approvisionnement. Le poisson n'est donc pas un aliment à fuir pendant la grossesse, au contraire. Trois réserves seulement. D'abord cinq espèces à éviter totalement pour leur teneur en mercure : espadon, marlin, siki (aussi appelé saumonette), requin et lamproie. Ensuite des espèces à limiter, dont l'anguille, la lotte, le bar, la dorade, la raie et le thon, y compris en conserve. Enfin tout ce qui n'est pas cuit : poissons crus (sushi, sashimi, tarama), poissons fumés comme le saumon fumé ou la truite fumée, poissons marinés et crustacés décortiqués vendus cuits sont à écarter pour le risque de listériose. Un point souvent ignoré : la congélation ne détruit pas la bactérie Listeria, seule la cuisson à coeur le fait. Nos fiches détaillées reprennent chaque cas, du thon en boîte aux huîtres.

Dans quelles conditions peut-on en manger ?

Deux portions par semaine dont une de poisson gras, toujours bien cuit, en variant les espèces et les lieux d'approvisionnement. En cas de doute sur un produit précis (étiquette, restaurant), mieux vaut s'abstenir ou demander : aucun aliment ne vaut une inquiétude de plusieurs jours.

Par quoi le remplacer pendant la grossesse ?

Colin, cabillaud, saumon, sardine, maquereau, hareng, truite, merlan, anchois, sole, oeufs de poisson, bien cuits. L'objectif n'est pas la privation mais la sécurité : la plupart des envies ont une version compatible avec la grossesse.

J'en ai mangé avant de savoir que j'étais enceinte, que faire ?

Pas de panique : un épisode isolé expose rarement à un risque réel. Surveillez simplement l'apparition de symptômes inhabituels (fièvre, troubles digestifs) dans les jours qui suivent et mentionnez-le à votre sage-femme ou médecin à la prochaine consultation, qui jugera si un contrôle est utile.

Sources : Santé.fr, les femmes enceintes doivent-elles éviter de manger du poisson · ANSES, repères alimentaires pour les populations spécifiques (2019), femmes enceintes ou allaitantes · ANSES, qu'est-ce que la listériose et comment s'en prémunir · ANSES, Manger du poisson : pourquoi ? comment ? · ANSES, Poissons et produits de la peche : conseils de consommation · Sante.fr, prendre des precautions alimentaires pendant la grossesse. Repère informatif fondé sur les recommandations officielles françaises : en cas de doute, d'antécédent ou de symptôme, votre sage-femme ou votre médecin reste la référence.