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Mira Mira

Verveine enceinte : peut-on en manger ?

Oui, à condition

La verveine ne figure sur aucune liste officielle d'aliments à éviter enceinte, mais aucune autorité de santé française ne l'évalue nommément. Une infusion du commerce, de temps en temps, reste raisonnable.

Verveine : oui, à condition pendant la grossesse

Pourquoi des conditions s'appliquent

La verveine odorante, celle du jardin et des sachets du soir, fait partie de ces plantes sur lesquelles les autorités de santé françaises n'ont rien publié pour la grossesse : ni interdiction, ni feu vert. C'est une absence de données, pas une alerte. Deux repères officiels s'appliquent quand même. Le premier concerne les compléments alimentaires : il est recommandé de ne pas en consommer sans en parler à son médecin ou à sa sage-femme et sans ordonnance, car certains ne conviennent pas à la grossesse et exposent à un risque de surdosage. Un extrait concentré de verveine relève de ce cadre, une tisane du commerce beaucoup moins. Le second concerne les plantes cueillies soi-même : les repères officiels demandent d'éviter les herbes tout juste ramassées dans la nature, pour la terre qu'elles portent, donc le risque de toxoplasmose, et pour le risque de confusion d'espèces. Si vous cueillez votre verveine au jardin, rincez-la soigneusement. Pour le reste, une tasse le soir n'est pas un sujet d'inquiétude : c'est l'habitude quotidienne et prolongée qui mérite d'être mentionnée en consultation.

Le risque en jeu : plante non évaluée pendant la grossesse, en particulier en cure, en extrait concentré ou en huile essentielle.

Le risque en chiffres, pour garder la mesure

Selon l’ANSES, la part des femmes enceintes déjà immunisées contre la toxoplasmose ne cesse de baisser en France : 54 % en 1995, 44 % en 2003, 37,8 % en 2010 et 31,3 % en 2016, d’après les Enquêtes nationales périnatales. Concrètement, près de sept femmes enceintes sur dix sont aujourd’hui séronégatives et concernées par les précautions alimentaires. (l’ANSES, d’après les Enquêtes nationales périnatales, 1995 à 2016)

Selon l’ANSES, 2 713 cas de toxoplasmose congénitale ont été déclarés en France entre 2007 et 2019, dont 133 pour la seule année 2019. Le nombre annuel a été divisé par deux en treize ans. Le dépistage sérologique mensuel proposé aux femmes séronégatives et les conseils alimentaires expliquent une bonne part de cette baisse. (l’ANSES, d’après le Centre national de référence de la toxoplasmose, 2007 à 2019)

La condition pour en profiter

En infusion classique et occasionnelle, en variant les boissons ; pas de cure, de gélule ni d'huile essentielle sans l'avis de la sage-femme ou du médecin.

Les alternatives sûres

Eau, eau aromatisée maison, rooibos, camomille, infusion de menthe.

Vérifiez un autre aliment en un instant

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Questions fréquentes

Pourquoi faut-il faire attention pendant la grossesse ?

La verveine odorante, celle du jardin et des sachets du soir, fait partie de ces plantes sur lesquelles les autorités de santé françaises n'ont rien publié pour la grossesse : ni interdiction, ni feu vert. C'est une absence de données, pas une alerte. Deux repères officiels s'appliquent quand même. Le premier concerne les compléments alimentaires : il est recommandé de ne pas en consommer sans en parler à son médecin ou à sa sage-femme et sans ordonnance, car certains ne conviennent pas à la grossesse et exposent à un risque de surdosage. Un extrait concentré de verveine relève de ce cadre, une tisane du commerce beaucoup moins. Le second concerne les plantes cueillies soi-même : les repères officiels demandent d'éviter les herbes tout juste ramassées dans la nature, pour la terre qu'elles portent, donc le risque de toxoplasmose, et pour le risque de confusion d'espèces. Si vous cueillez votre verveine au jardin, rincez-la soigneusement. Pour le reste, une tasse le soir n'est pas un sujet d'inquiétude : c'est l'habitude quotidienne et prolongée qui mérite d'être mentionnée en consultation.

Dans quelles conditions peut-on en manger ?

En infusion classique et occasionnelle, en variant les boissons ; pas de cure, de gélule ni d'huile essentielle sans l'avis de la sage-femme ou du médecin. En cas de doute sur un produit précis (étiquette, restaurant), mieux vaut s'abstenir ou demander : aucun aliment ne vaut une inquiétude de plusieurs jours.

Par quoi le remplacer pendant la grossesse ?

Eau, eau aromatisée maison, rooibos, camomille, infusion de menthe. L'objectif n'est pas la privation mais la sécurité : la plupart des envies ont une version compatible avec la grossesse.

J'en ai mangé avant de savoir que j'étais enceinte, que faire ?

Pas de panique : un épisode isolé expose rarement à un risque réel. Surveillez simplement l'apparition de symptômes inhabituels (fièvre, troubles digestifs) dans les jours qui suivent et mentionnez-le à votre sage-femme ou médecin à la prochaine consultation, qui jugera si un contrôle est utile.

Sources : 1000 premiers jours, les précautions alimentaires pendant la grossesse · ANSES, repères alimentaires pour les populations spécifiques (2019), femmes enceintes ou allaitantes · ANSES, fiche de danger Toxoplasma gondii (2021). Repère informatif fondé sur les recommandations officielles françaises : en cas de doute, d'antécédent ou de symptôme, votre sage-femme ou votre médecin reste la référence.