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Mira Mira
Santé 5 mars 2026 | 17 min de lecture

Endométriose et maternité : concevoir, porter, accoucher

É
Équipe Mira
Femme tenant un test de grossesse positif, lumière douce du matin
Avertissement médical : Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Les informations sont issues de sources médicales reconnues (HAS, OMS, INSERM). Consultez votre médecin ou pédiatre pour tout conseil personnalisé.

L’essentiel, L’endométriose touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer en France, soit 1,5 à 2,5 millions de personnes selon l’INSERM. Si 30 à 40 % des femmes atteintes rencontrent des difficultés à concevoir, endométriose ne signifie pas infertilité. Des grossesses naturelles sont possibles, et les techniques de PMA, notamment la FIV, offrent de très bons résultats. La grossesse se déroule le plus souvent bien, avec un suivi adapté.

Tu as de l’endométriose et tu rêves de devenir maman. Ou tu es déjà enceinte et tu te demandes comment va se passer la suite. Peut-être que tu portes ce diagnostic depuis des années. Peut-être qu’il est tout récent. Peut-être que personne ne t’a jamais vraiment expliqué ce que ça impliquait pour un projet bébé.

Cet article est pour toi, avec des réponses claires, sans fausses promesses.


Peut-on tomber enceinte avec une endométriose ?

Oui, dans la majorité des cas. L’endométriose ne rend pas stérile : selon l’INSERM, 30 à 40 % des femmes atteintes présentent une infertilité, ce qui veut dire que 60 à 70 % conçoivent sans difficulté particulière. Le diagnostic allonge parfois le chemin, il ne le ferme pas.

Infertile ne veut pas dire stérile

C’est la confusion qui fait le plus de dégâts dans les salles d’attente. La stérilité désigne une impossibilité définitive de concevoir. L’infertilité désigne une difficulté à obtenir une grossesse dans un délai donné, et c’est une situation qui se prend en charge, souvent avec succès. L’endométriose relève de la seconde catégorie, pas de la première.

Ce que montrent les données de l’INSERM : la fécondabilité, c’est-à-dire la probabilité de concevoir à chaque cycle, se situe « entre 2 et 10 % par cycle, contre 25 à 30 % au sein des couples fertiles ». Le chiffre est plus bas, il n’est pas nul. Il signifie surtout que le délai peut être plus long, et que l’attente ne doit pas s’éterniser sans avis médical.

Les quatre mécanismes identifiés

L’INSERM décrit quatre façons dont l’endométriose peut peser sur la fertilité :

  1. Une barrière mécanique : « la présence d’amas de tissus endométriaux, et notamment celle de kystes ovariens ou de lésions sur les trompes de Fallope, peut créer une barrière mécanique à la fécondation »
  2. Des anomalies de l’endomètre : « l’endomètre des patientes présente des profils hormonaux et d’expression des gènes anormaux », ce qui peut gêner l’implantation d’un embryon
  3. Une altération du capital ovocytaire, c’est-à-dire du nombre d’ovocytes présents dans les ovaires
  4. L’inflammation intrapéritonéale et sa toxicité sur les gamètes

Aucune femme ne les cumule forcément tous. C’est précisément pour ça qu’un bilan de fertilité vaut mieux qu’une supposition, et qu’il n’y a aucun intérêt à décider seule que « ça ne marchera pas ».


L’endométriose en bref

L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique dans laquelle du tissu semblable à l’endomètre (la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus) se développe en dehors de l’utérus : sur les ovaires, les trompes, le péritoine, parfois la vessie, l’intestin ou le rectum.

Ce tissu réagit aux hormones du cycle menstruel, provoquant des douleurs chroniques, des saignements et des réactions inflammatoires qui peuvent endommager les organes environnants.

Quelques chiffres clés

  • 1 femme sur 10 en âge de procréer est concernée en France (INSERM)
  • Le délai moyen de diagnostic est de 7 ans, sept années de douleurs souvent minimisées, de consultations multiples et parfois d’errance médicale (EndoFrance)
  • L’endométriose est la première cause de douleurs pelviennes chroniques chez les femmes

Les stades de l’endométriose

La classification révisée de l’American Society for Reproductive Medicine (rASRM) distingue quatre stades, mais attention : le stade ne prédit pas la douleur ni l’impact sur la fertilité.

StadeDescription
I, MinimeImplants superficiels isolés
II, LégèreImplants superficiels plus nombreux
III, ModéréeImplants profonds, endométriomes ovariens
IV, SévèreImplants profonds étendus, adhérences importantes

Une femme au stade I peut souffrir énormément et avoir du mal à concevoir. Une femme au stade III peut tomber enceinte naturellement. Chaque situation est unique.


Impact sur la fertilité

Parlons chiffres, sans dramatiser ni minimiser : selon l’INSERM, 30 à 40 % des femmes atteintes d’endométriose rencontrent des difficultés à concevoir. Ce qui signifie aussi que 60 à 70 % n’en rencontrent pas.

Comment l’endométriose peut affecter la fertilité

Plusieurs mécanismes sont en jeu, souvent combinés :

  • Atteinte des trompes, Les adhérences et l’inflammation peuvent obstruer ou rigidifier les trompes de Fallope, empêchant la rencontre entre l’ovule et le spermatozoïde
  • Altération de la qualité ovocytaire, Les endométriomes (kystes ovariens liés à l’endométriose) et l’inflammation chronique peuvent affecter la réserve ovarienne et la qualité des ovocytes
  • Environnement inflammatoire, L’inflammation pelvienne chronique crée un milieu hostile à la fécondation et à l’implantation de l’embryon
  • Anomalies de l’endomètre, Chez certaines femmes, la réceptivité de l’endomètre (sa capacité à accueillir l’embryon) est altérée

Le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) rappelle qu’il est essentiel d’évaluer la fertilité précocement chez les femmes diagnostiquées, surtout si un désir d’enfant existe. Ne laisse pas le temps jouer contre toi si tu sens que quelque chose coince.

Endométriose ≠ infertilité

C’est peut-être la phrase la plus importante de cet article. Beaucoup de femmes atteintes d’endométriose conçoivent, certaines naturellement, d’autres avec une aide médicale. Ton diagnostic ne ferme aucune porte. Il peut rendre le chemin plus long, mais il ne le supprime pas.


Les solutions pour concevoir

Le parcours PMA fait souvent partie du chemin, mais ce n’est pas toujours la première étape. Voici les différentes approches, de la moins à la plus interventionniste.

Conception naturelle

Oui, c’est possible. Si tes trompes sont perméables, ta réserve ovarienne correcte et que l’endométriose est de stade léger à modéré, ton gynécologue peut te recommander de tenter une conception naturelle pendant 6 à 12 mois, éventuellement avec un suivi de l’ovulation.

Stimulation ovarienne

Des médicaments (citrate de clomifène, gonadotrophines) stimulent l’ovulation pour augmenter les chances de fécondation lors de rapports programmés. Efficace surtout en cas d’endométriose minime à légère.

Insémination artificielle (IAC)

Après stimulation ovarienne, les spermatozoïdes sont déposés directement dans l’utérus. Cette technique peut être proposée si les trompes sont perméables et si le bilan de fertilité du partenaire est satisfaisant.

FIV (fécondation in vitro)

C’est souvent la technique la plus efficace en cas d’endométriose, car elle contourne les trompes et permet de sélectionner les meilleurs embryons. Les recommandations de la HAS (2024) préconisent le recours à la FIV en première intention dans les cas d’endométriose modérée à sévère avec infertilité.

Chirurgie préalable

Dans certains cas, une chirurgie (coeliroscopie) peut être proposée avant la PMA pour retirer les endométriomes, libérer les adhérences ou restaurer la perméabilité tubaire. La décision est prise au cas par cas, en concertation avec un centre expert.

Tableau comparatif

ApprocheIndications principalesTaux de succès*Invasivité
Conception naturelleStade I-II, trompes perméablesVariableNulle
Stimulation + rapports programmésStade I-II, ovulation irrégulière10-15 % par cycleFaible
IACStade I-II, trompes perméables10-15 % par cycleFaible
FIV / FIV-ICSIStade III-IV, échec des autres approches25-35 % par transfertModérée
Chirurgie + PMAEndométriomes, adhérences sévèresVariable selon contexteÉlevée

*Taux indicatifs, très variables selon l’âge, la réserve ovarienne et le contexte clinique. Sources : Agence de la Biomédecine, CNGOF.

Si la PMA fait partie des pistes évoquées avec ton équipe, notre simulateur des étapes et du remboursement PMA t’aide à préparer tes questions avant la prochaine consultation.


La FIV est-elle possible avec une endométriose ?

Oui. La FIV est la technique la plus souvent proposée en cas d’endométriose parce qu’elle contourne les trompes et dépose directement l’embryon dans l’utérus, au moment de la nidation. L’Assurance Maladie prend en charge à 100 % jusqu’à quatre fécondations in vitro et six inséminations, tant que la femme n’a pas atteint son 43e anniversaire.

Nidation et implantation : ce que l’endométriose peut changer

C’est la question que beaucoup de femmes posent après un transfert qui n’a pas pris. La FIV règle le problème de la rencontre entre l’ovocyte et le spermatozoïde, mais elle ne règle pas tout : l’embryon doit encore s’implanter dans l’endomètre, l’étape qu’on appelle la nidation.

Or l’INSERM indique que « l’endomètre des patientes présente des profils hormonaux et d’expression des gènes anormaux » susceptibles d’affecter « l’implantation d’un embryon ». Autrement dit, la réceptivité de l’endomètre fait partie des paramètres que ton équipe surveille, au même titre que la réserve ovarienne. C’est aussi pour cette raison que certains protocoles sont adaptés : cette décision appartient à ton centre de PMA, qui connaît ton dossier.

Si un transfert échoue, ce n’est ni ta faute ni le signe que ton corps « rejette » quelque chose. C’est une étape biologique dont le taux de réussite n’a jamais été de 100 %, pour personne.

Ce que l’Assurance Maladie prend en charge

Selon ameli.fr :

Ce qui est couvertLa règle
Taux de remboursementLes actes d’AMP sont pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie
Inséminations artificielles6 au total, une seule par cycle
Fécondations in vitro4 tentatives
Âge pour le prélèvement d’ovocytesJusqu’à 43 ans
Qui peut y accéderUn couple hétérosexuel, un couple formé de 2 femmes, ou une femme non mariée

Le compteur se remet à zéro après chaque naissance issue d’une AMP. Et si tu veux te repérer étape par étape dans les délais, les examens et les remboursements, notre parcours PMA expliqué reprend le déroulé complet.


Comment se passe le suivi de grossesse avec une endométriose ?

Un suivi de grossesse avec endométriose reste un suivi classique, simplement plus attentif. Signale ton endométriose dès la première consultation : c’est ce qui permet à l’équipe d’anticiper. Les recommandations HAS et CNGOF couvrent explicitement les situations d’infertilité liées à l’endométriose et la prise en charge qui suit.

Ce qu’il est utile de préparer, trimestre par trimestre

MomentCe que tu peux faire
Déclaration de grossesseSignaler ton endométriose, son stade s’il est connu, et les chirurgies déjà réalisées
Premier trimestreApporter ton compte rendu opératoire si tu as été opérée : il éclaire les décisions de fin de grossesse
Deuxième trimestreDemander qui, dans l’équipe, connaît ton dossier d’endométriose, et à qui t’adresser en cas de douleur
Troisième trimestreAborder la voie d’accouchement avec ton obstétricien, sans attendre le terme
Après la naissanceAnticiper le retour possible des symptômes avec le retour de couches, et la question de la contraception

Une précision qui compte : une douleur pendant la grossesse ne s’explique pas automatiquement par l’endométriose. Elle mérite le même examen que pour n’importe quelle femme enceinte. Le diagnostic ne doit jamais devenir la réponse à tout.


Grossesse et endométriose

Bonne nouvelle : une fois la grossesse obtenue, elle se déroule le plus souvent normalement. Mais elle mérite un suivi attentif.

L’effet de la grossesse sur l’endométriose

L’imprégnation hormonale de la grossesse (forte production de progestérone, absence de menstruations) a un effet apaisant sur les lésions d’endométriose chez la majorité des femmes. Beaucoup constatent une nette diminution, voire une disparition temporaire de leurs douleurs.

Mais, et c’est important de le dire, ce n’est pas systématique. Certaines femmes continuent à ressentir des douleurs pendant la grossesse, notamment en cas d’endométriose profonde. La grossesse n’est pas un « traitement » de l’endométriose.

Les risques spécifiques à surveiller

Les études montrent un risque légèrement augmenté de certaines complications, selon les recommandations HAS 2024 et les données de l’INSERM :

  • Fausse couche au premier trimestre (risque modestement augmenté), consulte notre article sur le premier trimestre et ses symptômes pour savoir quoi surveiller
  • Prématurité légèrement plus fréquente
  • Placenta praevia (placenta positionné bas) un peu plus courant
  • Césarienne plus fréquente, surtout en cas d’endométriose profonde

Ces risques restent modérés et sont bien gérés par un suivi obstétrical adapté. L’essentiel : signale ton endométriose dès le début de ta grossesse pour que ton équipe médicale puisse ajuster le suivi.


L’accouchement

Voie basse ou césarienne ?

Rassure-toi : l’accouchement par voie basse est possible dans la grande majorité des cas. L’endométriose en soi n’est pas une indication de césarienne.

Les situations où une césarienne peut être recommandée :

  • Endométriose profonde recto-vaginale, Si les lésions d’endométriose impliquent la cloison recto-vaginale, le rectum ou le sigmoïde, l’accouchement par voie basse comporte un risque de lésion. Le CNGOF recommande alors une évaluation au cas par cas, souvent avec un avis du chirurgien qui a opéré l’endométriose
  • Antécédent de chirurgie colorectale pour endométriose
  • Autres indications obstétricales classiques (position du bébé, souffrance foetale, etc.)

Dans tous les cas, cette décision se prend avec toi, en concertation avec ton obstétricien et éventuellement ton chirurgien spécialiste. Tu as le droit de poser toutes tes questions.


Post-partum et endométriose

Le retour des symptômes

Après l’accouchement, les symptômes d’endométriose peuvent revenir, souvent avec le retour de couches (les premières règles après l’accouchement), parfois plus progressivement. Ce n’est pas une fatalité, mais il vaut mieux s’y préparer.

Pour en savoir plus sur cette période, consulte notre guide complet du post-partum.

Allaitement et effet protecteur

L’allaitement maternel prolonge l’état d’aménorrhée (absence de règles) et maintient un environnement hormonal favorable. Il peut donc retarder la reprise des symptômes. Ce n’est pas une raison d’allaiter si tu ne le souhaites pas, mais c’est un bénéfice secondaire à connaître.

Contraception post-partum adaptée

Quand tu seras prête à envisager une contraception, privilégie une discussion avec ton gynécologue spécialiste de l’endométriose. Certaines options hormonales (pilule progestative en continu, DIU hormonal) sont particulièrement adaptées car elles limitent la stimulation des lésions d’endométriose. La HAS recommande une prise en charge contraceptive personnalisée pour les femmes atteintes.


L’impact psychologique

La double peine

Vivre avec l’endométriose, c’est déjà un combat quotidien : la douleur chronique, l’errance diagnostique, le sentiment de ne pas être crue. Quand s’ajoute un parcours PMA, c’est une charge mentale et émotionnelle considérable.

Si tu te reconnais dans ces lignes, sache que ce que tu ressens est légitime. La colère, l’injustice, la fatigue, la tristesse, tout cela a sa place. Tu n’es pas « trop sensible ». Tu traverses quelque chose de dur.

Notre article sur l’impact émotionnel de la PMA sur le couple aborde ces questions en profondeur. N’hésite pas à le consulter.

Tu n’es pas seule

Des associations et des communautés existent pour t’accompagner :

  • EndoFrance, Première association française de lutte contre l’endométriose. Ligne d’écoute, groupes de parole, informations médicales validées
  • ENDOmind, Association d’action contre l’endométriose. Événements, soutien entre patientes, sensibilisation
  • Info Endométriose, Plateforme d’information du ministère de la Santé, dans le cadre de la Stratégie Nationale de lutte contre l’endométriose

Ressources et centres experts

Le réseau RESENDO

La France dispose d’un réseau de centres experts en endométriose (filières régionales) où des équipes pluridisciplinaires (gynécologues, chirurgiens, spécialistes de la fertilité, psychologues, algologues) travaillent ensemble. Renseigne-toi auprès de ton ARS (Agence Régionale de Santé) ou sur le site d’EndoFrance pour trouver le centre le plus proche.

Consultations spécialisées

Si tu as un projet bébé et que tu es atteinte d’endométriose, le parcours idéal inclut :

  1. Une consultation avec un gynécologue spécialisé en endométriose pour évaluer ta situation
  2. Un bilan de fertilité complet (réserve ovarienne, perméabilité tubaire, bilan du partenaire)
  3. Une orientation vers un centre de PMA si nécessaire, idéalement un centre ayant une expertise en endométriose
  4. Un accompagnement psychologique, ce n’est pas un luxe, c’est une ressource précieuse

En résumé

L’endométriose ne définit pas ton chemin vers la maternité. Il peut être plus long, plus sinueux, avec des jours où tu doutes et d’autres où tu espères. Mais il est possible. Des milliers de femmes atteintes d’endométriose deviennent mères chaque année, naturellement ou avec l’aide de la médecine.

Ce qui compte, c’est d’être bien informée, bien entourée et de ne jamais hésiter à demander de l’aide.


Questions fréquentes

Est-il possible de tomber enceinte avec l’endométriose ?

Oui. Selon l’INSERM, 30 à 40 % des femmes atteintes d’endométriose présentent une infertilité : 60 à 70 % conçoivent donc sans difficulté particulière, naturellement. Quand la conception tarde, la médecine dispose de plusieurs leviers, de la simple stimulation ovarienne à la FIV. Le vrai conseil est de ne pas laisser filer les mois sans en parler : un bilan de fertilité précoce vaut mieux qu’une attente silencieuse.

L’endométriose rend-elle stérile ?

Non. Stérile signifie qu’une grossesse est définitivement impossible, ce qui n’est pas le cas de l’endométriose. On parle d’infertilité, c’est-à-dire d’une difficulté à concevoir dans un délai donné, et elle se prend en charge. L’INSERM situe la fécondabilité entre 2 et 10 % par cycle en cas d’endométriose, contre 25 à 30 % chez les couples fertiles : plus bas, jamais nul.

Est-ce que la FIV est possible avec une endométriose ?

Oui, et c’est même souvent la technique privilégiée, parce qu’elle contourne les trompes et dépose l’embryon directement dans l’utérus. Elle n’agit pas sur la nidation elle-même : l’INSERM rappelle que l’endomètre des patientes peut présenter des anomalies affectant l’implantation de l’embryon. Ton centre de PMA adapte le protocole à ton dossier.

Quelles sont les conditions pour bénéficier d’une PMA ?

D’après ameli.fr, l’AMP est accessible à un couple hétérosexuel, à un couple formé de 2 femmes ou à une femme non mariée. Les actes sont pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, dans la limite de 6 inséminations artificielles et 4 tentatives de fécondation in vitro, le prélèvement d’ovocytes étant possible jusqu’à 43 ans.

L’endométriose superficielle a-t-elle un impact sur la fertilité ?

Pas mécaniquement. La classification rASRM distingue quatre stades, mais le stade ne prédit ni la douleur ni l’impact sur la fertilité : une femme au stade I peut avoir du mal à concevoir, une femme au stade III peut tomber enceinte naturellement. Seul un bilan de fertilité complet, trompes et réserve ovarienne comprises, permet de situer ta situation.

Qu’est-ce qui aggrave l’endométriose ?

Aucun aliment, aucun sport et aucun comportement n’a été démontré comme cause d’aggravation de la maladie. Les lésions décrites par l’INSERM réagissent aux variations hormonales, ce qui explique que les douleurs suivent souvent le rythme du cycle. Si tes symptômes changent d’intensité ou de nature, c’est un motif de consultation auprès de ton gynécologue ou d’un centre expert, pas d’un régime trouvé en ligne.


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Parce qu’on dit souvent qu’il faut un village pour élever un enfant, et que le village, ça commence bien avant la naissance. Bienvenue.


Cet article a une vocation informative et ne se substitue pas à un avis médical. Pour toute question relative à l’endométriose et à la fertilité, consulte un professionnel de santé spécialisé.

Sources principales : INSERM, Endométriose | HAS, Recommandations endométriose 2024 | HAS et CNGOF, Prise en charge de l’endométriose | ameli.fr, Prise en charge de l’AMP | CNGOF | EndoFrance | Agence de la Biomédecine

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